Le retour des "gnomes de Zurich"
La crise financière récente a rappelé que les « gnomes de Zurich » n’avaient pas disparu avec la mondialisation…Bien au contraire.
La loi de la jungle
Le capitalisme financier, à l’échelle de la planète, est devenu une réalité dont, seul, le politique peut marquer les frontières. Le Libéralisme ne doit pas devenir la « loi de la jungle » comme l’a souligné Nicolas Sarkozy.
Or, le capitalisme financier réclame un encadrement très sévère de la part de la puissance publique, puisqu’il est avant tout fondé sur la confiance. Cette confiance, il est bien évident que plus d’un cherche à la détourner à son profit.
Ce sont les produits financiers et les « astuces comptables » qui conduisent à des situations que le législateur a bien du mal à prévoir. On se retrouve pratiquement dans le contexte militaire du duel entre l’épée et le bouclier.
Il était très difficile de légiférer dans un cadre national, mais cela devient pratiquement impossible dans un cadre mondial à moins qu’un jour, une super-autorité n’apparaisse pour permettre ou refuser l’accès aux marchés mondiaux pour tel ou tel produit.
La chose n’est encore aujourd’hui qu’au stade de la chimère.
Les tulipes et les marchés de dupes…
JK Galbraith, le grand économiste américain, a consacré ses derniers efforts à la mise en garde des gouvernements occidentaux devant ces menaces qui peuvent, momentanément pour les moins graves, durablement pour les plus dangereuses, mettrent en cause la santé des économies libérales.
Certes, il reconnaissait lui-même, qu’il n’est pas facile de faire entendre raison à la cupidité…Après avoir étudié le cas de la banqueroute de Law en France, il avait pris un certain plaisir à décrire la spéculation qui s’était étendue à toute l’Europe de la fin du XVIIIème et qui avait pour objet : le bulbe de tulipe ! Des fortunes se construisaient en quelques jours, d’autres étaient victimes des adversités les plus inimaginables. JK Galbraith rappelle ainsi le cas d’un important négociant hollandais, ruiné en quelques instants par un de ses domestiques. Ce dernier n’étant pas au courant de l’immense valeur des quelques bulbes de tulipes qu’il venait d’apercevoir et pris d’une petite fringale, engloutit ainsi la fortune de son maître.
Le sujet peut faire réfléchir sur les faiblesses humaines. Mais, il serait bien présomptueux de penser que cela ne touchait que nos ancêtres.
Imaginez, par exemple, que vous achetez 100, ce qui vaut 10. A n’en pas douter, vous vous exposerez pour le moins aux critiques de votre conjoint et pour le plus aux cris d’offrais de votre banquier quand il verra votre compte se vider de façon aussi stupide.
Mais, avec le système des écarts d’acquisition, les 90 que vous semblez avoir perdu se transforme, depuis quelques années, en actifs incorporels. Ce qui veut encore dire, que votre folle dépense de 90 devient un actif pour votre société.
Ce système a été mis au point par certains experts américains pour aider aux fusions d’entreprises. Toutefois, beaucoup depuis le milieu des années 90, ont tiré la sonnette d’alarme en remarquant que ces untangibles assets pouvaient conduire à bien des manœuvres indélicates. Pour les uns, c’est un moyen de sortir de l’argent de son entreprise, pour les autres, c’est un autre moyen pour dissimuler des bénéfices.
Dans tous les cas, cela représente des actifs surévalués et l’impossibilité, pour les créanciers, de récupérer réellement leur mise en cas de coup dur. Les exemples abondent depuis quelques années. Il faut d’ailleurs savoir que ce phénomène est semblable à celui des marques, dont on sait qu’elles ne tirent leur valeur que des campagnes publicitaires qui les accompagnent. Si l’entreprise ne peut plus investir autant dans ses budgets de communication, pour une raison quelconque et sur une période relativement courte, ses actifs, formés par ses marques, fondent comme neige au soleil.
Certaines entreprises, dans le domaine du luxe notamment, vivent ainsi avec plus de 70% d’actifs à base d’untangibles assets.
Seul solution : l’investissement productif
La finance doit rester un moyen de développer l’industrie et non un moyen de spéculation qui ne peut conduire qu’à des situations périlleuses. C’est la raison pour laquelle le développement d’investissements productifs doit toujours être le point fort des politiques économiques. C’est cette démarche qui a été annoncé par le gouvernement Fillon et qui s’inscrit dans le cadre du développement des pôles de compétitivité.
La loi de la jungle
Le capitalisme financier, à l’échelle de la planète, est devenu une réalité dont, seul, le politique peut marquer les frontières. Le Libéralisme ne doit pas devenir la « loi de la jungle » comme l’a souligné Nicolas Sarkozy.
Or, le capitalisme financier réclame un encadrement très sévère de la part de la puissance publique, puisqu’il est avant tout fondé sur la confiance. Cette confiance, il est bien évident que plus d’un cherche à la détourner à son profit.
Ce sont les produits financiers et les « astuces comptables » qui conduisent à des situations que le législateur a bien du mal à prévoir. On se retrouve pratiquement dans le contexte militaire du duel entre l’épée et le bouclier.
Il était très difficile de légiférer dans un cadre national, mais cela devient pratiquement impossible dans un cadre mondial à moins qu’un jour, une super-autorité n’apparaisse pour permettre ou refuser l’accès aux marchés mondiaux pour tel ou tel produit.
La chose n’est encore aujourd’hui qu’au stade de la chimère.
Les tulipes et les marchés de dupes…
JK Galbraith, le grand économiste américain, a consacré ses derniers efforts à la mise en garde des gouvernements occidentaux devant ces menaces qui peuvent, momentanément pour les moins graves, durablement pour les plus dangereuses, mettrent en cause la santé des économies libérales.
Certes, il reconnaissait lui-même, qu’il n’est pas facile de faire entendre raison à la cupidité…Après avoir étudié le cas de la banqueroute de Law en France, il avait pris un certain plaisir à décrire la spéculation qui s’était étendue à toute l’Europe de la fin du XVIIIème et qui avait pour objet : le bulbe de tulipe ! Des fortunes se construisaient en quelques jours, d’autres étaient victimes des adversités les plus inimaginables. JK Galbraith rappelle ainsi le cas d’un important négociant hollandais, ruiné en quelques instants par un de ses domestiques. Ce dernier n’étant pas au courant de l’immense valeur des quelques bulbes de tulipes qu’il venait d’apercevoir et pris d’une petite fringale, engloutit ainsi la fortune de son maître.
Le sujet peut faire réfléchir sur les faiblesses humaines. Mais, il serait bien présomptueux de penser que cela ne touchait que nos ancêtres.
Imaginez, par exemple, que vous achetez 100, ce qui vaut 10. A n’en pas douter, vous vous exposerez pour le moins aux critiques de votre conjoint et pour le plus aux cris d’offrais de votre banquier quand il verra votre compte se vider de façon aussi stupide.
Mais, avec le système des écarts d’acquisition, les 90 que vous semblez avoir perdu se transforme, depuis quelques années, en actifs incorporels. Ce qui veut encore dire, que votre folle dépense de 90 devient un actif pour votre société.
Ce système a été mis au point par certains experts américains pour aider aux fusions d’entreprises. Toutefois, beaucoup depuis le milieu des années 90, ont tiré la sonnette d’alarme en remarquant que ces untangibles assets pouvaient conduire à bien des manœuvres indélicates. Pour les uns, c’est un moyen de sortir de l’argent de son entreprise, pour les autres, c’est un autre moyen pour dissimuler des bénéfices.
Dans tous les cas, cela représente des actifs surévalués et l’impossibilité, pour les créanciers, de récupérer réellement leur mise en cas de coup dur. Les exemples abondent depuis quelques années. Il faut d’ailleurs savoir que ce phénomène est semblable à celui des marques, dont on sait qu’elles ne tirent leur valeur que des campagnes publicitaires qui les accompagnent. Si l’entreprise ne peut plus investir autant dans ses budgets de communication, pour une raison quelconque et sur une période relativement courte, ses actifs, formés par ses marques, fondent comme neige au soleil.
Certaines entreprises, dans le domaine du luxe notamment, vivent ainsi avec plus de 70% d’actifs à base d’untangibles assets.
Seul solution : l’investissement productif
La finance doit rester un moyen de développer l’industrie et non un moyen de spéculation qui ne peut conduire qu’à des situations périlleuses. C’est la raison pour laquelle le développement d’investissements productifs doit toujours être le point fort des politiques économiques. C’est cette démarche qui a été annoncé par le gouvernement Fillon et qui s’inscrit dans le cadre du développement des pôles de compétitivité.
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