Crise boursière ou crise économique
Nous avions évoqué ici, il y a quelques semaines, nos plus grandes réserves sur les commentaires pour le moins euphoriques de certains sur la crise des « subprimes » aux Etats-Unis et qui s’appliquaient à démontrer que l’Europe était à l’abri de toute conséquence fâcheuse.
On pouvait même entendre des formules du genre : « le pire est derrière nous ».
Comprendre l’économie n’est pas le propre du politique « classique ». Dans le monde politique, il semblerait que l’on tienne à donner absolument l’impression qu’il est de bon ton d’ignorer l’économie, un peu comme au XVIIIème siècle, la noblesse aimait à afficher son mépris pour le travail.
Pour simplifier les choses, ou pour égarer, on montre du doigt le désastreux système américain des «subprimes » et l’on explique qu’il est la cause de tous les maux.
Il serait pourtant bon de ne pas tout considérer par le petit bout de la lorgnette. La pyramide financière américaine à travers les « intangibles assets » et la promotion de compagnie ne représentant pour tout actif que des « grades » alloués par d’autres sociétés dépendantes des premières, ne pouvait pas éternellement monter en hauteur en reposant sur sa pointe.
Ce mécanisme avait d'ailleurs été très bien décrit par H.K Galbraith, et il n’est pas utile d’y revenir.
A cette première faiblesse, il faut ajouter bien sûr le coût des « guerres du Golfe », mais aussi des «micro-guerres » dans lesquelles les Etats-Unis sont engagés depuis près de 10 ans.
Toutes ces guerres représentent des dépenses fantastiques dont le financement s’est fait pour la plus grande partie grâce à la planche à billets. Là encore, le crédit des Etats-Unis a donc connu un affaiblissement significatif.
On peut ajouter encore un troisième point, c’est celui de l’étrange comportement de ses dirigeants qui ne cessent de clamer leur besoin de nouvelles guerres, alors que celles de l’heure ruinent déjà leur pays, et surtout leurs mises en garde à répétition sur un éventuel conflit mondial ! La méthode a peut-être une certaine efficacité politique, mais à terme, elle a le mérite d’effrayer les investisseurs de tout bord !
Lorsque l’Economie européenne, et plus récemment asiatique, se sont adossées à ce château branlant, elles n’ont pu le consolider. Ce fut la fuite en avant. Or, dans le domaine financier, la fuite en avant ne profite qu’à ceux qui ont pu quitter le marché à temps.
Ce phénomène n’est pas nouveau. C’est une maladie endémique du capitalisme libéral qui se détourne à certains moments de la production et du travail, pour jouer avec les chimères de la finance. Là, où il est plus moderne, c’est dans l’imbrication des structures financières au niveau international. C’est aussi, qu’en créant la zone euro, et en perdant les moyens de contrôle nationaux comme l’open market policy, chaque Etat européen se retrouve dans une situation très délicate pour endiguer sur son propre sol, les effets d’une crise comme celle qui vient de se produire lundi, et qui se reproduira certainement à terme tant que le mal n’est pas arraché à la racine.
Enfin, n’oublions pas le rôle décisif du prix du pétrole. Son augmentation au milieu des années 70 a mis fin aux trente glorieuses. Sa nouvelle hausse, hors de proportion avec les capacités des marchés, fait craindre un changement radical de la structure des économies de consommation de masse.
A une autre époque, le Club de Rome, avait soulevé, avec justesse, ce terrible problème. Mais, il ne fut pas écouté, et croire, « qu’avec le temps », tout s’arrange est bien sûr totalement irréaliste.
Le développement durable est évidemment la seule solution valable, mais pour y parvenir, il n’y a qu’une seule voie : préparer les populations (en tant que consommateurs, mais aussi citoyens) à un nouveau rapport avec l’économie et à de nouvelles formes de "civilisation".
On pouvait même entendre des formules du genre : « le pire est derrière nous ».
Comprendre l’économie n’est pas le propre du politique « classique ». Dans le monde politique, il semblerait que l’on tienne à donner absolument l’impression qu’il est de bon ton d’ignorer l’économie, un peu comme au XVIIIème siècle, la noblesse aimait à afficher son mépris pour le travail.
Pour simplifier les choses, ou pour égarer, on montre du doigt le désastreux système américain des «subprimes » et l’on explique qu’il est la cause de tous les maux.
Il serait pourtant bon de ne pas tout considérer par le petit bout de la lorgnette. La pyramide financière américaine à travers les « intangibles assets » et la promotion de compagnie ne représentant pour tout actif que des « grades » alloués par d’autres sociétés dépendantes des premières, ne pouvait pas éternellement monter en hauteur en reposant sur sa pointe.
Ce mécanisme avait d'ailleurs été très bien décrit par H.K Galbraith, et il n’est pas utile d’y revenir.
A cette première faiblesse, il faut ajouter bien sûr le coût des « guerres du Golfe », mais aussi des «micro-guerres » dans lesquelles les Etats-Unis sont engagés depuis près de 10 ans.
Toutes ces guerres représentent des dépenses fantastiques dont le financement s’est fait pour la plus grande partie grâce à la planche à billets. Là encore, le crédit des Etats-Unis a donc connu un affaiblissement significatif.
On peut ajouter encore un troisième point, c’est celui de l’étrange comportement de ses dirigeants qui ne cessent de clamer leur besoin de nouvelles guerres, alors que celles de l’heure ruinent déjà leur pays, et surtout leurs mises en garde à répétition sur un éventuel conflit mondial ! La méthode a peut-être une certaine efficacité politique, mais à terme, elle a le mérite d’effrayer les investisseurs de tout bord !
Lorsque l’Economie européenne, et plus récemment asiatique, se sont adossées à ce château branlant, elles n’ont pu le consolider. Ce fut la fuite en avant. Or, dans le domaine financier, la fuite en avant ne profite qu’à ceux qui ont pu quitter le marché à temps.
Ce phénomène n’est pas nouveau. C’est une maladie endémique du capitalisme libéral qui se détourne à certains moments de la production et du travail, pour jouer avec les chimères de la finance. Là, où il est plus moderne, c’est dans l’imbrication des structures financières au niveau international. C’est aussi, qu’en créant la zone euro, et en perdant les moyens de contrôle nationaux comme l’open market policy, chaque Etat européen se retrouve dans une situation très délicate pour endiguer sur son propre sol, les effets d’une crise comme celle qui vient de se produire lundi, et qui se reproduira certainement à terme tant que le mal n’est pas arraché à la racine.
Enfin, n’oublions pas le rôle décisif du prix du pétrole. Son augmentation au milieu des années 70 a mis fin aux trente glorieuses. Sa nouvelle hausse, hors de proportion avec les capacités des marchés, fait craindre un changement radical de la structure des économies de consommation de masse.
A une autre époque, le Club de Rome, avait soulevé, avec justesse, ce terrible problème. Mais, il ne fut pas écouté, et croire, « qu’avec le temps », tout s’arrange est bien sûr totalement irréaliste.
Le développement durable est évidemment la seule solution valable, mais pour y parvenir, il n’y a qu’une seule voie : préparer les populations (en tant que consommateurs, mais aussi citoyens) à un nouveau rapport avec l’économie et à de nouvelles formes de "civilisation".
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