Déficit français et excédent allemand
Il y a des chiffres qui parlent d’eux-mêmes et devraient montrer à tous ceux qui ont à cœur l’avenir de notre pays où sont les vrais problèmes.
En novembre 2007, on aura ainsi vécu un des plus graves déficits du commerce extérieur français et un des plus hauts excédents pour nos voisins allemands.
Les chiffres sont les suivants :
Un déficit de 4,792 milliards d'euros pour le France
Un excédent de 19,3 milliards d'euros pour l’Allemagne
Un peu effrayant. Certes, on peut constater que pour les deux pays, les exportations ont connu une certaine régression, que le cours du pétrole a eu de lourdes conséquences sur la balance des paiements… Mais, que ce passe-t-il vraiment actuellement en France ?
Le Président de la République a rappelé que l’on ne pouvait pas donner d’ordre aux entreprises, mais comment faire pour les rendre plus efficaces au niveau de notre propre marché intérieur ?
Parallèlement, l’Allemagne enregistre une embellie importante au niveau de l’emploi.
Alors, la cause serait-elle vraiment les 35 heures ? Il y a quelques années, on aurait sûrement pu répondre par l’affirmative sans beaucoup d’hésitations, mais aujourd’hui, on reste un peu plus perplexe, et ce d’autant plus que beaucoup de chefs d’entreprises disent clairement que l’état de leurs carnets de commande ne leur permet guère d’envisager ni des embauches, ni le paiement d’heures supplémentaires…
Il est donc indéniable que notre pays se trouve dans une situation économique préoccupante. Une des raisons majeures est bien entendu la faiblesse de notre marché intérieur. Or, cette faiblesse vient en grande partie de la petitesse des revenus de la frange de la population qui est naturellement la plus concernée par la consommation, c’est-à-dire, celle des jeunes.
L’entrée dans le monde du travail se fait depuis trop longtemps dans des conditions de revenu très faibles et l’évolution de ces salaires ne suit pas le même train que chez nos voisins, et encore moins les Etats-Unis.
A force de différer les achats, ou d’acheter « chinois », la moindre tentative de relance de la consommation se retourne contre notre système productif.
On risque de dire, que nous sommes là devant la grande question de l’œuf et de la poule.
Mais, si ce problème est si complexe pourquoi d’autres pays occidentaux ont-ils réussi à le résoudre ?
Un chef d’entreprise n’a pas à jouer le rôle d’un « bon samaritain ». Il fait « tourner » son affaire pour produire du bénéfice et des dividendes. Ce n’est donc pas du coté de l’entreprise qu’il faut chercher la faille, mais peut-être d’abord du coté d’un système éducatif qui ne prend pas en compte la question fondamentale suivante : il est indispensable de développer sa culture personnelle, mais il est non moins indispensable que lorsque l’on sort d’une formation, l’on puisse trouver un emploi correctement payé, parce qu’il est nécessaire.
Ce hiatus entre le besoin du marché et la formation scolaire et supérieure conduit naturellement à de terribles déconvenues. On constate que les grands mots d’ordre de l’Education Nationale sont toujours orientés pour la création d’une élite, sans se soucier de ceux qui restent sur le bord de la route. Les enseignements « techniques » sont totalement méprisés et présentés d’autorité comme l’épouvantail pour pousser les « moins brillants » à s’accrocher coûte que coûte à un type d’enseignement qui ne leur convient pas et qui ne les conduira à rien.
A force de ne pas comprendre le sens du travail, et de faire des études qui vous éloignent d’un but simple : « gagner d’abord sa vie », on crée des populations qui se sentent soit sous-employées, soit exploitées.
On peut ajouter beaucoup d’autres causes, car la durée du travail n’est pas la seule variable à prendre en compte, dans un contexte où la croissance n’est pas au rendez-vous.
En novembre 2007, on aura ainsi vécu un des plus graves déficits du commerce extérieur français et un des plus hauts excédents pour nos voisins allemands.
Les chiffres sont les suivants :
Un déficit de 4,792 milliards d'euros pour le France
Un excédent de 19,3 milliards d'euros pour l’Allemagne
Un peu effrayant. Certes, on peut constater que pour les deux pays, les exportations ont connu une certaine régression, que le cours du pétrole a eu de lourdes conséquences sur la balance des paiements… Mais, que ce passe-t-il vraiment actuellement en France ?
Le Président de la République a rappelé que l’on ne pouvait pas donner d’ordre aux entreprises, mais comment faire pour les rendre plus efficaces au niveau de notre propre marché intérieur ?
Parallèlement, l’Allemagne enregistre une embellie importante au niveau de l’emploi.
Alors, la cause serait-elle vraiment les 35 heures ? Il y a quelques années, on aurait sûrement pu répondre par l’affirmative sans beaucoup d’hésitations, mais aujourd’hui, on reste un peu plus perplexe, et ce d’autant plus que beaucoup de chefs d’entreprises disent clairement que l’état de leurs carnets de commande ne leur permet guère d’envisager ni des embauches, ni le paiement d’heures supplémentaires…
Il est donc indéniable que notre pays se trouve dans une situation économique préoccupante. Une des raisons majeures est bien entendu la faiblesse de notre marché intérieur. Or, cette faiblesse vient en grande partie de la petitesse des revenus de la frange de la population qui est naturellement la plus concernée par la consommation, c’est-à-dire, celle des jeunes.
L’entrée dans le monde du travail se fait depuis trop longtemps dans des conditions de revenu très faibles et l’évolution de ces salaires ne suit pas le même train que chez nos voisins, et encore moins les Etats-Unis.
A force de différer les achats, ou d’acheter « chinois », la moindre tentative de relance de la consommation se retourne contre notre système productif.
On risque de dire, que nous sommes là devant la grande question de l’œuf et de la poule.
Mais, si ce problème est si complexe pourquoi d’autres pays occidentaux ont-ils réussi à le résoudre ?
Un chef d’entreprise n’a pas à jouer le rôle d’un « bon samaritain ». Il fait « tourner » son affaire pour produire du bénéfice et des dividendes. Ce n’est donc pas du coté de l’entreprise qu’il faut chercher la faille, mais peut-être d’abord du coté d’un système éducatif qui ne prend pas en compte la question fondamentale suivante : il est indispensable de développer sa culture personnelle, mais il est non moins indispensable que lorsque l’on sort d’une formation, l’on puisse trouver un emploi correctement payé, parce qu’il est nécessaire.
Ce hiatus entre le besoin du marché et la formation scolaire et supérieure conduit naturellement à de terribles déconvenues. On constate que les grands mots d’ordre de l’Education Nationale sont toujours orientés pour la création d’une élite, sans se soucier de ceux qui restent sur le bord de la route. Les enseignements « techniques » sont totalement méprisés et présentés d’autorité comme l’épouvantail pour pousser les « moins brillants » à s’accrocher coûte que coûte à un type d’enseignement qui ne leur convient pas et qui ne les conduira à rien.
A force de ne pas comprendre le sens du travail, et de faire des études qui vous éloignent d’un but simple : « gagner d’abord sa vie », on crée des populations qui se sentent soit sous-employées, soit exploitées.
On peut ajouter beaucoup d’autres causes, car la durée du travail n’est pas la seule variable à prendre en compte, dans un contexte où la croissance n’est pas au rendez-vous.
Publicité