Lundi 19 mai 2008

C'est sous on titre original que fut diffusé en France, un des plus célèbres films d'Alfred Hitchcock. Il a pour thème une manipulation dont la victime est atteinte par le vertige.

55 réformes. Plus d'une par semaine en un an. Ce fut le slogan de l'UMP pour fêter le premier anniversaire de la "France d'après". Il est difficile de ne pas avoir le vertige (et l'on souhaiterait que l'UMP puisse changer un jour ce type de communication).

Ces réformes ont eu un résulat ; outre un certain nombre de militants qui ont rendu leur carte, elles ont entraîné la grogne d'une grande partie de son électorat : la grogne des magistrats, des avocats, des médecins, des pharmaciens, des retraités, des agriculteurs et n'oublions pas les fonctionnaires et les retraités. On ajoutera pour mémoire la grogne d'un électorat plus à gauche avec les étudiants, enseignants mais aussi les parents d'élèves.

Etaient-ce de bonnes réformes ? Les réactions réclament à l'évidence un autre type de dialogue, une autre forme de concertation. On ne peut pas s'engager dans des réformes qui ne sont pas comprises ou pas souhaitées par celles et ceux qui doivent, en principe, en être les bénéficiaires.

La chose est d'autant plus préoccupante que les élections de 2007 ne furent pas réellement comme les autres. Elles se sont fondaient sur un véritable débat de société, voire de civilisation et elles ont donné au parti, qui depuis près de 50 ans a tenu la France à bout de bras, la charge de transformer, de réformer et de reconstruire une autre France, celle du XXIème siècle. Le défi est d'autant plus grand que ce choix a été fait malgré le bilan mitigé des douze ans du Président Jacques Chirac. La chose est extraordinaire en soi et elle mérite toute l'attention des élus de l'UMP. Le peuple français ne les a pas désavoués comme beaucoup d'observateurs en faisaient la conjecture, mais il leur a donné les "coudées franches" pour assumer cette tâche écrasante du "renouveau".

Cette première année a donné le vertige a plus d'un,car ce que tout le monde attend, c'est l'indication d'une direction et d'une méthode claires. On ne peut pas dire que l'on représente une certaine partie de la droite française et se mobiliser dans le même temps pour adosser Dominique Strass Kahn pour le FMI ou Jacques Attali comme "meilleur économiste de France". On a certes le vertige lorsque l'on se souvient des propos à la limite de l’injures que ceux-là et  leurs amis ont tenu pendant la campagne électorale sur la droite en général et l'UMP en particulier.

Il existe dans les rangs de la Droite des femmes et des hommes courageux et compétents et, de nouveau, rappelons que le peuple français en est persuadé. Laissons donc s'exprimer toutes celles et tous ceux qui sont prêts à répondre présents pour relever ce défi, et cessons de ne regarder que vers la gauche pour y trouver ce qui existe (en mieux) dans nos rangs. Les réformes doivent avoir un objectif facile à comprendre et elles doivent montrer, que même si le chemin est encore long, elles peuvent aboutir à force de persévérance et de sérieux.

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Mercredi 14 mai 2008


13 mai 1958

 

L’exécution par le FLN de trois soldats français provoque l’explosion d’Alger. C’est la mort de la 4 eme République qui n’a cessé de tergiverser et de se contredire. La grande majorité du peuple français appelle le général de Gaulle qui accède au pouvoir quelques jours plus tard après le célèbre « message » du Président de la République, René Coty, au Parlement. De Gaulle devient le premier président de la V ème République le 21 décembre 1958 après un vote plébiscite qui lui donne près de 80% des suffrages exprimés.

 

 

13 mai 1968

 

« 10 ans, c’est assez ! » crient, à pleins poumons, des millions de manifestants dans toute la France. A Paris, le cortége, composé d’étudiants, d’ouvriers, de cadres, s’étend à travers la capitale, large et puissant, pour dire « Non à de Gaulle ! »

 

 

Entre ces deux dates,

 

Entre ces deux dates, la France s’était relevée de l’incurie d’un personnel politique dont elle ne voulait plus et qui avait depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale multipliait les palinodies, les renoncements et les scandales. La France était passée d’une économie chaotique à celle d’un des premiers pays exportateurs de biens manufacturés du monde. La DATAR, le Commissariat Général au Plan étaient des lieux de bouillonnements d’idées où pour la première fois s’imposer le mot : « aménagement du territoire ». Sa culture rayonnait de milles peintres, écrivains, réalisateurs de cinéma. Le chômage était un mot, sans contenu. Des milliers de familles, qui avaient vécu pendant des années dans la précarité le plus effrayantes, découvraient enfin de « vrais appartements » avec la naissance des H.L.M.

 

Tout cela était-il mal compris ? Ce bonheur était-il trop fade ?

 

Quelques mois plus tard, le vieil homme, qui avait tant donné à son pays, était évincé comme un politicien quelconque de la fameuse 4 ème …

 

Quel anniversaire célébrons-nous aujourd’hui ?

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Lundi 28 avril 2008
Après les torrents médiatiques de commentaires en tout genre à propos de la dernière conférence du Président de la République, on ne peut s'empêcher de reprendre cette formule célèbre : "Les Français ne sont pas des gens sérieux."

Jacques Chirac a été élu avec plus de 80% de voix et un an après, il ne représentait plus que 35 % de satisfaits. Nicolas Sarkozy soulève une importante mobilisation électorale et moins d'un an après, il n' y aurait plus que 28% des Français à lui faire confiance.

Est-ce bien sérieux tout cela. Faudrait-il croire que les Français votent en masse pour un homme qu'ils n'auraient, ensuite, comme seul objectif , que de désavouer ? Et sur quelle base ? En un an, les choses fondamentales, celles qui bloquent vraiment la société française (et qui sont bien loin des idées de certains nantis qui ne visent que les "taxis") ne pouvaient évidemment ne pas être "bouleversées" ...

Mais cela admis, on ne peut que regretter que la communication du Président de la République soit toujours aussi éloignée de la partie la plus fragile de notre pays. Etait-il bien nécessaire de le présenter dans un décor aussi hollywoodien ! La Fonction est là, elle assure celui qui la remplit de l'attention de tous.

Sur le fond, il est bien que le Président ait donné les grandes lignes de son action. Le seul problème, c'est que l'on ne voit pas comment tout cela peut se mettre en oeuvre face à l'inertie de nos élites. Un point doit guider la remise en ordre de notre pays et ce point fondamental, c'est l'économie. Or, nous ne comprenons toujours pas où peuvent nous conduire des options qui sont si éloignées des réalités. Pouvoir d'achat, heures supplémentaires ou réhabilitation du travail sont autant de questions qui resteront sans réponses tant que l'on ne sera pas capable de donner sa place à l'investissement productif et au développement de notre marché intérieur. Pis, tant que l'on ne sera pas assez courageux pour se dire que la principale raison du "blocage" de la société française vient de ce qu'elle n'entend pas se remettre en question. Les vrais problèmes ne sont pas les quelques euros mal employés avec tel ou tel qui perçoit 1500 euros par mois, mais bien comment il est possible de changer les us et coutumes de la société française pour tenir compte de tous les obstacles à son mieux être qui se sont accumulés depuis plusieurs décennies. Il est vrai qu'il faut s'engager dans une politique de civilisation et que ce ne sera qu'à ce prix que l'on évitera un grand bouleversement.
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Vendredi 14 mars 2008

 

LE BLEU ET LE ROUGE

Un laboratoire d'idées interactif pour la France de Demain

 

LE DEFI

 

La population mondiale atteindra 9 milliards d'individus en 2050, contre 6,5 milliards aujourd'hui ;

 

La pollution frappera toutes les grandes villes en développant des maladies spécifiques et difficiles à éradiquer ;

 

Le réchauffement climatique changera totalement les données géographiques et humaines connues à ce jour : une élévation de la température d'un degré déplace la faune et la flore de 150 km vers le Nord ;

 

Les micro-guerres sont appelées à se développer et la puissance des nouveaux armements fait craindre pour la stabilité même de la planète ;

 

Les déplacements des populations tendent à prendre des proportions dramatiques avec leur cortège de misères ;

 

Les matières premières s'épuisent, comme notamment le pétrole, ce qui à terme mettra en question l’existence même de l'économie de consommation de masse, qui est pourtant la "base" du système capitaliste occidentale.

 

LE BLEU ET LE ROUGE

 

Tous ces problèmes se posent à toutes les grandes nations industrialisées avec autant d'acuité.

La recherche de solutions est fondamentalement de l'ordre politique, mais d'une politique considérée sous un aspect différent du monde politicien. C'est une politique de civilisation, pour reprendre du grand sociologue français Edgar Morin, qu'il faut désormais envisager, avec des changements importants à mettre en place tant au niveau des habitudes de consommation que des modes de vie.

 

C’est pour répondre à ces questions, qu’un groupe de citoyens français a décidé de créer

LE BLEU ET LE ROUGE.

 

La situation de la France exige aujourd'hui que le plus grand nombre prenne conscience des besoins de changements. Ces mutations, qu'attend notre pays, sont nécessaires. Il n'est plus possible à l'heure des multinationales, de la mondialisation des données économiques et culturelles de s'appuyer sur un modèle qui date des années 50 ou 60. Les Français savent l'importance et la nécessité de réformes en profondeur, mais ils veulent aussi être associés à tous les niveaux à ces réformes.

 

DES REFORMES AVEC NOUS : OUI

DES REFORMES SANS NOUS : NON

 

Notre démarche se fonde sur un concept simple qui peut se traduire par la formule : " un laboratoire d'idées interactif  ".

 

Avant les réformes, il faut des idées. C'est le principal moteur de toute action politique. Mais, toutes les idées ne sont pas " égales ". Certaines peuvent conduire à des conflits dont l'Histoire regorge d'exemples. D'autres, mal comprises par le plus grand nombre, peuvent déboucher sur des situations de tensions extrêmes, et ce même si elles pouvaient apparaître comme nécessaires et utiles.

 

Notre vocation est également pragmatique. La politique s'exprime dans l'humain et les grandes théories n'ont que rarement su le gérer. Pragmatique signifie donc bien pour nous : en tenant compte des réalités et des pesanteurs sociales et économiques d'un " vieux pays ". Nous ne travaillons pas sur des " révolutions ", mais sur des " réformes ", parce que personne ne peut nier sérieusement que la civilisation, dans laquelle nous vivons, a permis d'immenses progrès, mais qu'elle est, de par son essence, perfectible.

 

LE BLEU ET LE ROUGE se veut d’abord un lieu d’échanges entre ceux que l'on avait pris l'habitude de dire à droite et ceux que l'on disait à gauche. Ici, l'important n'est pas le nom, ni le pouvoir médiatique de chacun, c'est essentiellement la volonté de travailler en commun et d'ouvrir à de nouveaux horizons notre pays.

 

 

 

 

THEMES DE TRAVAIL

 

Nos premiers thèmes de travail sont les suivants :

 

L'Entreprise " globale "

Une entreprise n'est pas seulement une source de revenus, voire de culture, pour ceux qu'elle concerne directement, mais aussi pour tous ceux qui l'entourent. La mondialisation remet en cause l'implantation de nombreuses d'entre elles sur notre sol.

 

La Justice

Un avocat célèbre publiait, il y a plusieurs années, un livre sur la justice française sous le titre de "Ponce Pilate". Il voulait souligner combien les Français se désintéressaient de leur justice. En fait, ce n'est pas exactement le cas. Les justiciables proposent bien souvent des réformes sur des critiques fondées. Un diagnostic sérieux devrait permettre d'identifier les vrais problèmes : lenteurs, jugements inadaptés, non-responsabilité des magistrats, etc.

 

Le Travail

Le dernier rapport du BIT montre que la France se situe au 3ème rang mondial par heures travaillées après la Norvège et les USA. Mais pour autant, les médias et nombre de politiques évoquent seulement la loi sur les 35h, alors que c'est toute l'organisation du travail qu'il faut revoir.

 

Le Handicap

Bien que de partout s'élèvent des voix pour une prise de conscience plus sérieuse en ce qui concerne le handicap, force est de constater que l'on est bien loin de la mise en place de solutions concrètes et efficaces. N'oublions pas que la France est classée parmi les derniers de l'Europe en termes d'accessibilité. 

 

La Culture

Le cinéma, le multimédia, l'édition papier, la musique connaissent une situation de plus en plus difficile en ce qui concerne notamment les auteurs et la diffusion. Le droit marque le pas et les structures de financement se trouvent singulièrement complexes et inadaptées aux nouveaux contextes technologiques.

 

L'Enseignement

Réformons, avec ceux qui participent à l'enseignement, chacun à leurs niveaux : primaire, secondaire et supérieur (Rythme, carte, programmes scolaires). Tous doivent être entendus pour aboutir à une refonte efficace de notre système : enseignants, élèves, étudiants, parents, mais aussi entreprises et administration.

 

L'Ecologie

Une écologie réaliste où chacun doit prendre conscience de l'enjeu pour l'avenir de ses enfants.

 

Les Institutions

Réfléchissons à un véritable statut de l'élu : cumul des mandats et durées sont inconcevables. Il faut également oser poser la question des coûts d'un élu.

 

L'Intégration et Formation Professionnelle

Une mixité réussie permettra l'intégration, et résoudra en partie la problématique des banlieues.

L'orientation est la base conduisant vers une formation qualifiante.

L'artisanat et le commerce manquent singulièrement de main d'œuvre,  des offres ne trouvent pas preneurs, car les jeunes ignorent tout de ces métiers.  Nous proposons la création de l'Ecole Nationale de l’Artisanat et du Commerce.


par La vérité est ailleurs... publié dans : Politique
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Jeudi 31 janvier 2008
Le groupe Leclerc a annoncé la disparition d'un certain nombre de produits de ses rayons. La raison est simple : ces produits sont devenus trop chers pour le client moyen.

En fait, le vrai problème, qui se pose là, est le poids beaucoup trop élevé des dépenses alimentaires dans le panier de la ménagère. En France, pour les petits salaires, on atteint des seuils de 60 à 70%. Ce qui veut encore dire que le consommateur français est pauvre et ne peut s'engager à soutenir un marché intérieur suffisamment solide pour permettre un développement économique du style américain, japonais ou allemand. L'attitude de Leclerc est tout à fait responsable. Il défend ainsi non seulement le consommateur, mais également les autres producteurs qui visent, quant à eux, des gammes de prix plus raisonnables.

La difficulté vient toutefois du fait qu'il faut prendre en compte la faiblesse du revenu moyen des français. C'est d'ailleurs sur ce thème que la campagne de 2007 a fait naître beaucoup d'espoir...parce qu'il n'est pas possible de vivre constamment la "fracture sociale", " les deux vitesses" et un jour "les dentelles qui flottent au nez de la misère" pour reprendre Léo Ferré.

L'autre partie de ce cercle vicieux dans lequel est entré depuis déjà de trop nombreuses années notre pays, c'est qu'à force d'affaiblir les revenus notamment des jeunes qui entrent dans leur premier emploi, on les conduit inévitablement soit à une sous-consommation chronique, soit, tout aussi désastreux, à ne consommer que des produits importés de pays où la main d'oeuvre est bon marché.

Refuser de vendre un produit français, parce que les patrons français conservent des règles humaines et sociales que les patrons des pays mentionnés plus haut refusent totalement, est-il une si bonne chose poru l'économie nationale ?

Mais dans le même temps ne pas prendre les mesures pour favoriser un véritable développement du marché intérieur n'est-il pas un frein terrible à la croissance ?
par La vérité est ailleurs... publié dans : Economie
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LE GRAND DEFI

  • La population mondiale atteindra 9 milliards d’individus en 2050, contre 6,5 milliards aujourd’hui ;
  • La pollution frappera toutes les grandes villes en développant des maladies spécifiques et difficiles à éradiquer ;
  • La réchauffement climatique changera totalement les données géographiques et humaines connues à ce jour : une élévation de la température d’un degré déplace la faune et la flore de 150 km vers le Nord ;
  • Les micro-guerres sont appelées à se développer et la puissance des nouveaux armements fait craindre pour la stabilité même de la planète ;
  • Les déplacements des populations tendent à prendre des proportions dramatiques avec leur cortége de misères ;
  • Les matières premières s’épuisent ;

 

 Quel peut être le rôle de la France dans ce nouveau monde ?

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