Mardi 2 juin 2009
Bien entendu, les médias français n’ont pas vu l’importance de l’événement ! Cela n’a rien d’extraordinaire… Nous commençons à être habitués à une presse qui ne comprend rien et qui camoufle tout
sous des appellations absurdes répétées à satiété : frappe chirurgicale, avion foudroyé, terrorisme, armes de destruction massive, Ben Laden, crise financière, l’entrée en récession, etc.
Le rachat d’Opel par les intérêts russes est pourtant le résultat direct et d’une part de la crise financière mondiale et d’autre part de la puissance de calcul des hommes de Moscou.
Pendant que les américains rêvaient d’espionner chaque seconde d’Internet ou de la moindre communication téléphonique ayant trait à des chimères terroristes, de lancer tout azimut des opérations d’intelligence économique destinées à protéger le savoir industriel du monde occidental, les joueurs d’échec russes leur préparaient un échec et mat retentissant !
La partie avait commencé avec l’administration Poutine, un des hommes politiques sans doute parmi les plus fins et les plus habiles de cette dernière décennie. German Gref était alors Ministre du développement économique et du commerce. Il fut le premier a montré l’intérêt que la Russie portait à rattraper son retard technologique. Pour beaucoup d’experts américains, surtout dans les services de renseignements, cela se traduisit par un surcroît de précautions au niveau le plus infantile : l’espionnage. Il fallait empêcher par tous les moyens ces nouveaux venus dans l’efficacité économique de s’emparer des « secrets de fabrique » et des recherches des secteurs industriels de pointe.
La protection des données est devenue ainsi un secteur des services aux entreprises parmi les plus florissants des USA. Las, les joueurs d’échecs savaient cela aussi bien et même mieux que les experts américains. Aux échecs, ce qui compte aussi, c’est la patience. Il est rare de viser une partie éclaire. Il faut envisager des stratégies à long terme qui embrouillent l’adversaire et lui font perdre de vue le véritable objectif.
L’affaire Opel fait dans ce contexte un effet de bombe pour ces experts et pourtant…Depuis 1995, d’autres experts, des experts économiques qui, quant à eux, n’avaient pas droit de citer, avaient mis en garde contre le danger non seulement des subprimes, mais surtout du dérèglement insensé dans lequel était entré le système financier mondial. Cela allait des comptabilités des untangibles assets à la présence de plus en plus malsaine d’argent « pas très propre » au sein des plus grandes compagnies financières. Argent pas très propre qui conduisait immanquablement à une gestion pas très orthodoxe.
Mais rien n’y fit. Ces mises en garde n’avaient aucun effet. On considérait en haut lieu que l’arrestation de deux ou trois étudiants chinois soupçonnés « d’espionnage industriel » était la véritable parade. Dès lors, il suffisait d’attendre…
Quelques années plus tard, malgré tous les barrages mis par les experts en protection des « données scientifiques et industrielles », c’est le plus naturellement du monde, et en passant par la grande porte, que la Sberbank, l’une des plus importantes banques russes, « achète » les fameux secrets si bien défendus.
Et cela, dans des conditions telles, que German Gref, devenu aujourd’hui le président de la Sberbank, interviewé par la chaîne de télévision Vesti, samedi 30 mai 2009, n’hésitait pas à dire qu’il se réjouissait de cette acquisition qui allait permettre "à la Russie d'accueillir l'une des entreprises automobiles européennes les plus modernes, à un prix d'une faiblesse sans précédent"…
Avouons que c’est très bien joué et que les nouveaux rebonds des places financières démontrent sans doute des prises de contrôle de groupes industriels ou de recherches de pointe dans un contexte plus ou moins comparable.
Certains s’étaient lancés dans de savants calculs pour prouver que la Russie aurait à investir pendant 10 ou 15 ans pour combler le « gap technologique » qui la séparait du stade d’avancement technique des USA…Il semblerait qu’un compte en banque bien pourvu puisse raccourcir ce délai de façon appréciable.
Dernier détail, sans l’admirable idée de la Guerre du Golfe 2, il n’est pas sûr que les prix du pétrole et du gaz auraient connu la belle embellie qui a encore permis aux joueurs d’échecs de Moscou de peaufiner leur stratégie.
Le rachat d’Opel par les intérêts russes est pourtant le résultat direct et d’une part de la crise financière mondiale et d’autre part de la puissance de calcul des hommes de Moscou.
Pendant que les américains rêvaient d’espionner chaque seconde d’Internet ou de la moindre communication téléphonique ayant trait à des chimères terroristes, de lancer tout azimut des opérations d’intelligence économique destinées à protéger le savoir industriel du monde occidental, les joueurs d’échec russes leur préparaient un échec et mat retentissant !
La partie avait commencé avec l’administration Poutine, un des hommes politiques sans doute parmi les plus fins et les plus habiles de cette dernière décennie. German Gref était alors Ministre du développement économique et du commerce. Il fut le premier a montré l’intérêt que la Russie portait à rattraper son retard technologique. Pour beaucoup d’experts américains, surtout dans les services de renseignements, cela se traduisit par un surcroît de précautions au niveau le plus infantile : l’espionnage. Il fallait empêcher par tous les moyens ces nouveaux venus dans l’efficacité économique de s’emparer des « secrets de fabrique » et des recherches des secteurs industriels de pointe.
La protection des données est devenue ainsi un secteur des services aux entreprises parmi les plus florissants des USA. Las, les joueurs d’échecs savaient cela aussi bien et même mieux que les experts américains. Aux échecs, ce qui compte aussi, c’est la patience. Il est rare de viser une partie éclaire. Il faut envisager des stratégies à long terme qui embrouillent l’adversaire et lui font perdre de vue le véritable objectif.
L’affaire Opel fait dans ce contexte un effet de bombe pour ces experts et pourtant…Depuis 1995, d’autres experts, des experts économiques qui, quant à eux, n’avaient pas droit de citer, avaient mis en garde contre le danger non seulement des subprimes, mais surtout du dérèglement insensé dans lequel était entré le système financier mondial. Cela allait des comptabilités des untangibles assets à la présence de plus en plus malsaine d’argent « pas très propre » au sein des plus grandes compagnies financières. Argent pas très propre qui conduisait immanquablement à une gestion pas très orthodoxe.
Mais rien n’y fit. Ces mises en garde n’avaient aucun effet. On considérait en haut lieu que l’arrestation de deux ou trois étudiants chinois soupçonnés « d’espionnage industriel » était la véritable parade. Dès lors, il suffisait d’attendre…
Quelques années plus tard, malgré tous les barrages mis par les experts en protection des « données scientifiques et industrielles », c’est le plus naturellement du monde, et en passant par la grande porte, que la Sberbank, l’une des plus importantes banques russes, « achète » les fameux secrets si bien défendus.
Et cela, dans des conditions telles, que German Gref, devenu aujourd’hui le président de la Sberbank, interviewé par la chaîne de télévision Vesti, samedi 30 mai 2009, n’hésitait pas à dire qu’il se réjouissait de cette acquisition qui allait permettre "à la Russie d'accueillir l'une des entreprises automobiles européennes les plus modernes, à un prix d'une faiblesse sans précédent"…
Avouons que c’est très bien joué et que les nouveaux rebonds des places financières démontrent sans doute des prises de contrôle de groupes industriels ou de recherches de pointe dans un contexte plus ou moins comparable.
Certains s’étaient lancés dans de savants calculs pour prouver que la Russie aurait à investir pendant 10 ou 15 ans pour combler le « gap technologique » qui la séparait du stade d’avancement technique des USA…Il semblerait qu’un compte en banque bien pourvu puisse raccourcir ce délai de façon appréciable.
Dernier détail, sans l’admirable idée de la Guerre du Golfe 2, il n’est pas sûr que les prix du pétrole et du gaz auraient connu la belle embellie qui a encore permis aux joueurs d’échecs de Moscou de peaufiner leur stratégie.
Par La vérité est ailleurs...
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Publié dans : Economie
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Communauté : La crise !
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